09.11.2011
Action Jouets J-7: Résultats des tests réalisés par WECF dans 3 pays européens
Dans le cadre de son action « Stop aux mauvais Joueurs » ce 16 novembre, WECF a fait tester 29 jouets vendus en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Sans être représentatifs du marché du jouet dans son ensemble, ils donnent des indications sur certaines substances préoccupantes qu’on peut encore trouver dans un échantillon de produits vendus en Europe. Et la situation est loin d’être réglée. Un phtalate dans un article vendu au rayon jouets Mauvaise surprise dans un tablier en plastique du rayon jouets vendu aux Pays-Bas: il contient pas moins de 578 mg/kg de DEHP, ce phtalate interdit dans les jouets et articles de puériculture, souvent signalé par RAPEX, le système européen d'information sur les produits dangereux[1]. Les autres jouets testés ne montrent eux pas de traces de phtalates. Formaldéhyde et jouets en bois Le bois est souvent considéré comme un matériau sain : si c’est le cas du bois brut non vernis, il en va autrement des panneaux de bois aggloméré. Sur 5 jouets testés, 3 sont au-dessous ou très proches de la limite de détection du formaldéhyde. Un puzzle pour les plus de 2 ans vendu en France, l’excède de beaucoup, avec 1,25 mg/L. Classé « cancérogène pour l’être humain » au niveau international[2] et identifié comme substance prioritaire par l’OMS[3], le formaldéhyde n’a rien à faire dans les jouets. Métaux lourds (plomb, cadmium, baryum, nickel), maquillage et bijoux Alternativement vendus au rayon jouets ou dans des boutiques d’accessoires, maquillages et bijoux sont très prisés des enfants, même les plus jeunes. 2 des 3 articles de maquillage testés contiennent du baryum, avec un taux voisin de 150 mg/kg dans l’article vendu en France - une valeur qui reste inférieure aux limites fixées par la nouvelle directive jouets[4]. Les bijoux testés montrent également la présence combinée de plomb (neurotoxique), nickel (allergène connu) et de cadmium. Des résultats qui inquiètent quand on sait que ces produits peuvent être mis à la bouche par de jeunes enfants. Et que dire d’un brillant à lèvres contenant un filtre UV soupçonné d’être un perturbateur endocrinien, la benzophénone-3, que l’AFSSAPS recommande « de ne pas utiliser chez les enfants jusqu’à l’âge de dix ans dans les produits cosmétiques dans une concentration de 6%[5] ». Ces cosmétiques pour enfants ne s’avèrent donc pas satisfaisants: substances allergènes, perturbateurs endocriniens, métaux lourds entrent encore trop souvent dans leur composition. Il est urgent de tenir compte, lors de la formulation de cosmétiques, d’une utilisation potentielle par de jeunes enfants. Champs électromagnétiques (CEM) et jouets : une affaire à suivre Le 16 novembre sera également l’occasion pour WECF de tester des jouets émettant des CEM et de présenter son nouveau guide de poche sur ces polluants physiques, au moment où une conférence internationale sur CEM et santé se tient à Bruxelles[6] pour aborder ce thème émergent de santé publique. Les députées européennes Corinne Lepage et Michèle Rivasi seront présentes lors de l’action jouets de WECF à laquelle elles apportent leur soutien. Test jouets 13h - 17h Mercredi 16 novembre 2011 Place Edmond Michelet, 75004 Paris M Rambuteau ou Hôtel de Ville Point Presse – 15h (1) RAPEX (2) Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), (3) Organisation Mondiale de la Santé (4) Les dispositions de la nouvelle Directive Sécurité des Jouets portant sur les substances chimiques n’entreront en vigueur qu’en juillet 2013. (5) Avis de l’AFSSAPS (6) conférence au cours de laquelle le Dr Annie Sasco, médecin épidémiologiste du cancer représentera WECF.
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