Usage du téléphone portable et risques de cancers : des preuves existent selon des experts américains
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Usage du téléphone portable et risques de cancers : des preuves existent selon des experts américains
04.04.2018
Usage du téléphone portable et risques de cancers: des preuves existent selon des experts américains

L’information est pour l’instant passée sous silence en France. Étonnamment : s’il est bien un objet du quotidien devenu universel, c’est le téléphone portable. Donc, quand le panel d’experts sur les radiations des téléphones mobiles du Programme National de Toxicologie des Etats-Unis conclut à l’existence d’un lien entre exposition aux radiofréquences telles qu’émises par le téléphone mobile et cancers, l’information devrait au minimum inquiéter et être relayée dans les grands médias. Les experts se sont réunis du 26 au 28 mars pour examiner l’étude du Programme national de toxicologie (USA) : cette étude à 25 millions de dollars porte sur 18 ans de recherche, elle regroupe à ce jour le plus grand nombre de données disponibles chez l’animal. A l’issue de 3 jours de travaux, ils ont souhaité renforcer les conclusions du NTP, estimant que les radiations des téléphones portables causent des effets sanitaires chez les rats et souris exposés.

Des conclusions sans appel sur la dangerosité des téléphones mobiles
Pour les experts membres du panel, il existe des liens entre exposition aux radiofréquences des téléphones mobiles et tumeurs du tissu nerveux au niveau du cœur et du cerveau. Ils s’inquiètent également de liens avec d’autres pathologies.

  • tumeurs au niveau du coeur : chez des rats mâles, ils notent une "preuve claire de cancérogénicité" pour les schwannomes, une tumeur rare des gaines des nerfs présents dans le coeur.
  • tumeurs du cerveau : toujours chez des rats mâles, il existe une "certaine preuve de cancérogénicité" pour les gliomes (tumeurs du cerveau).
  • tumeurs de la glande surrénale : chez des rats mâles exposés à des radiations de type GSM, les experts notent une augmentation d’un type de tumeur rare qui prend naissance dans la partie médullosurrénale (partie interne de la glande), il s’agit encore pour eux d’une "certaine preuve de cancérogénicité".
  • dommages causés aux tissus cardiaques : le panel appelle à porter un intérêt à une augmentation statistiquement significative de certaines formes de cardiomyopathie.
  • tumeurs d’autres organes : une augmentation statistiquement significative existe pour des tumeurs par exemple de la prostate, de l’hypophyse, du foie et du pancréas.

Les recommandations des personnes invitées par le panel d’experts

  • Parmi les personnes qui ont été invitées à s’exprimer oralement devant les membres du panel, la Dr Annie J. Sasco, ancienne responsable d’unité de recherche en épidémiologie pour la prévention du cancer au sein du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) de l’OMS : "Assez c’est assez : combien de morts sont encore nécessaires ? Depuis bientôt 10 ans, j’ai appelé avec le Dr David Servan-Schreiber et d’autres médecins et scientifiques à la précaution dans l’usage des téléphones cellulaires. Le CIRC a conclu en 2011 que l’exposition aux champs électromagnétiques était un cancérogène possible. Depuis d’autres études épidémiologiques ont confirmé le risque de tumeurs du cerveau chez les utilisateurs les plus intenses. Le 28 mars 2018 au NIEHS, les évaluateurs externes de l’étude NTP ont voté pour augmenter le niveau d’évidence en faveur de la cancérogénicité de l’exposition aux radiofréquences pour plusieurs types de tumeurs mais aussi d’autres effets néfastes, en particulier pour le cœur. Il est maintenant plus que jamais temps d’agir pour protéger la santé des populations et en particulier des plus vulnérables."
  • Pour le Dr Ronald Melnick, fort d’une carrière de 28 ans au sein du NTP, les agences dont la FDA et autres agences devraient immédiatement promouvoir des mesures de prévention auprès de la population, en particulier les enfants.
  • Pour le Dr Devra Davis, présidente du Environmental Health Trust : "L’étude du NTP a trouvé bien plus que des preuves de cancérogénicité. Les animaux exposés aux mêmes doses de radiations que les humains donnent naissance à des animaux plus petits et avec un poids plus faible. Ce qui est inquiétant, c’est que toutes les études sérieuses portant sur des personnes exposées pendant 10 ans ou plus à des téléphones portables ont des risques plus élevés de tumeurs telles que les gliomes et neurinomes acoustiques. Et pourtant, les expositions continuent à augmenter chaque jour." En outre, elle ajoute qu’une récente étude de l’Institut Ramazzini (Italie) rejoint les conclusions du NTP, mais pour des niveaux de radiation bien plus faibles. Combinées, ces deux études ne font que renforcer l’information selon laquelle ces radiations sont cancérogènes. Il est urgent de réduire les expositions des enfants, et de nous tous." Elle mentionne également que l’innovation du secteur doit permettre de résoudre ce problème. Franck Clegg, ancien président de Microsoft Canada avait notamment déclaré : "Je viens d’un secteur intelligent. Dites-nous ce dont vous avez besoin, et nous le ferons."
  • Anthony Miller, professeur émérite à l’Université de Toronto, et précédemment conseiller médical de l’OMS, estime que les données humaines et animales, les risques augmentés de cancers en particulier si l’exposition commence à un jeune âge invitent à classer les radiations des radiofréquences comme cancérogènes certain pour l’être humain (groupe 1 de la classification du CIRC de l’OMS).
  • Théodora Scarato, directrice exécutive de Environmental Health Trust, estime que le déploiement de la 5G doit être stoppé, et que les écoles doivent installer des liaisons filaires. De même, des actions au niveau des particuliers et des employeurs devraient être menées pour réduire les expositions.
  • Le Dr Marc Arazi, à l’origine du "Phonegate" est venu présenter les défaillances du système de mesure des radiations des téléphones mobiles. Selon lui, les niveaux de radiation actuels des téléphones sont 2 à 10 fois plus élevés que les limites autorisées par les réglementations de protection de la santé.

sources :

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