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04.04.2013
Surpoids et obésité: exposition prénatale au BPA et malbouffe pointés du doigt

Aujourd’hui se tenait à Paris un colloque organisé par le Réseau Environnement Santé sur le rôle des perturbateurs endocriniens dans l’obésité et le diabète. Une thématique d’actualité, puisqu’ une étude publiée dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives (EHP) montre que l’exposition prénatale au BPA est associée avec un poids plus faible des petites filles de 9 ans, mais une surcharge pondérale chez les petits garçons du même âge. Ce sont les conclusions de l’étude de cohorte menée par l’Université de Californier (Centre d’études portant sur les mères et les enfants, dit CHAMACOS)

Des effets visibles à la puberté
Plusieurs études ont déjà mis en évidence le rôle potentiellement obésogène (favorisant l’obésité) du BPA. Très souvent, les effets du BPA sur la prise de poids n’apparaissent qu’à la puberté. Or on peut noter que l’association entre exposition prénatale au BPA et masse corporelle inférieure est plus élevée chez les fillettes qui ne sont pas encore entrées en puberté. Le suivi des fillettes dans les prochaines années permettra de confirmer ou d’infirmer les conclusions. Par ailleurs, les associations niveaux de BPA/obésité observées chez les enfants des 2 sexes vont dans le même sens que d’autres.

Présence de BPA : cause ou conséquence ?
Les auteurs soulignent également que les enfants obèses pourraient avoir des taux de BPA plus élevés (dans les urines) à cause de leur consommation plus élevée de produits sous plastique ou parce qu’ils consomment trop de calories : dans ce cas, la présence de BPA serait une conséquence et non pas un effet.

En France, la malbouffe progresserait dans les collèges
Selon la Gazette des Communes qui rapporte les résultats d’une enquête de l’UFC Que Choisir, "dans 48 établissements secondaires (10 collèges et 38 lycées), la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie". Alors que l’UFC note une amélioration dans les services de restauration du primaire sur les 384 écoles publiques de communes différentes étudiées cette année, la note moyenne s’élève à plus de 15/20 - le secondaire semble être en reste. L’UFC précise que "7 des 10 cantines les plus mauvaises, sontgérées par Elior, Sodexo ou encore Scolarest (Compass, ndlr)”, les trois principales entreprises de restauration collective. Nul besoin d’ajouter que ces groupes peuvent nous suivre à l’école, à l’Université, à l’hôpital - la taille importante des marchés publics ne permettant bien souvent pas à d’autres acteurs de se positionner - ou encore en maison de retraite, où même les pensionnaires, qui ont parfois perdu le goût, glissent un "ce n’est pas bon, je n’en veux pas" à l’arrivée de plats qui ne contiennent certainement pas de viande (de cheval ?) mais qui semblent composés de plastique tant leur goût est non alimentaire [expérience vécue>.

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