Portraits d'expertes (1) : Dr. Annie J. Sasco
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Portraits d'expertes (1) : Dr. Annie J. Sasco
Portraits d'expertes (1): Dr. Annie J. Sasco

Portrait de la Dr. Annie J. Sasco, médecin épidémiologiste du cancer, INSERM, membre du Comité d’expertes de WECF, réalisé dans le cadre du projet Nesting de WECF

Vous vous définissez comme un mélange de Mai 68 et de Harvard ? De quoi s’agit-il ?
Je me définis d’abord comme un produit de Mai 68, de la génération qui a participé à Mai 68, j’étais en 1ère, cela a été une étape importante dans ma vie, j’ai occupé mon lycée, j’ai voté pour la suppression des prix, mon professeur d’anglais de l’époque m’avait dit « Mais enfin Annie, vous êtes complètement idiote, vous allez avoir plein de premiers prix et vous votez contre les prix ??!! ». Mais j’avais une idéologie égalitaire et je pensais qu’il n’était pas utile de différencier les élèves entre e/lles/ux, et je voulais également me rapprocher des autres élèves qui en général n’aiment pas les premières de la classe. Je voulais changer le monde pour le rendre meilleur, en donnant ses chances à tout le monde.
En 1969 je suis rentrée en médecine. Depuis l’âge de 4 ans je voulais être docteur, même si dans ma famille personne n’avait été à l’école au-delà de l’âge de 14 ans, et dans une famille basque traditionnelle on ne voit pas une fille comme médecin, mais c’était une vocation. L’expérience de la fac de médecine a été extrêmement solitaire et désagréable, je n’avais pas l’impression d’appartenir à ce groupe. Je ne me sentais pas acceptée. Alors que j’adorais le contact avec les malades, je détestais le contact avec mes pairs. Je pense que c’est ce qui m’a menée à vouloir faire ce que j’appelais encore à l’époque la santé publique.
J’ai dû faire ma spécialité de Médecine préventive, Santé Publique et Hygiène à Toulouse, car à l’époque cette formation n’existait pas encore à Bordeaux. J’ai été déçue par l’absence de méthodologie et c’est là que j’ai décidé de partir me former aux Etats-Unis.

Vous sentiez-vous isolée en tant qu’individu dans ce cadre ?
Non, il y avait un petit groupe, mais extrêmement minoritaire qui partageait ces convictions. Donc j’avais déjà le sentiment de faire partie d’une minorité mais d’être étrangère au milieu médical.

Vous vivez donc l’expérience de Harvard ?
Déçue par le milieu médical français, j’ai décidé de tenter le milieu américain. J’ai passé l’équivalent de l’internat américain et ai été admise à Harvard. Le problème était de trouver les financements nécessaires pour ces études. J’ai donc fait une demande au Ministère des Affaires Etrangères, et à des fondations privées américaines : nous avions des entretiens avec les fondations dans les banques du 16ème arrondissement à Paris, d’où une nouvelle fois le sentiment de non-appartenance à un milieu. J’étais en concurrence avec des étudiants qui préparaient des MBA et d’autres diplômes en Legal Affairs : la santé des populations n’était pas la priorité des fondations que je rencontrais.
Au Ministère des Affaires Etrangères, j’ai rencontré le responsable des bourses étudiantes, et lui ai expliqué l’importance de la santé publique. Sa réponse : « La santé publique c’est du simple bon sens. La France ne va pas envoyer à Harvard quelqu’un qui veut faire de la santé publique mais plutôt un chirurgien qui va ramener des techniques nouvelles ou mieux encore des scientifiques susceptibles d’obtenir un jour pour notre pays le prix Nobel de Médecine. ».
Nous étions en avril 1978, admise en février à Harvard, je commençais à désespérer. Mais par chance c’était, je crois, une année électorale : le président de l’époque Valéry Giscard d’Estaing est allé ouvrir les entretiens de Bichat (réunion annuelle de médecins), et dans son discours il a dit qu’il serait important en France de développer la santé publique. J’ai donc pris ma plume pour écrire une longue lettre au Président de la République pour lui dire que j’avais beaucoup apprécié son discours et partageais sa considération pour la santé publique, pourtant quasi-inexistante en France pour les maladies chroniques. J’ai posté un dossier complet avec tous mes diplômes, avec une lettre en date (symbolique ?) du 1er mai 1978. Deux semaines après, le facteur a sonné pour me dire : « vous avez une lettre du secrétariat de la Présidence de la République ». Quinze jours plus tard, la réponse officielle est arrivée : positive. J’ai donc eu ma bourse et suis partie le 17 août 1978 pour les Etats-Unis en lisant le livre Flying de Kate Millett. Sur le vol, je l’avais annoté par « Flying to New-York. Feeling OK. En vol, August 17, 1978 ». Cette date marque mon entrée dans le monde de la science. C’était aussi mon 1er grand voyage en avion.
Harvard a un programme d’accueil : les étudiants étrangers sont accueillis pour une période d’acclimatation. J’ai été reçue par la famille d’Eben C. Clarck, President de la First National Bank of Boston, qui avait une maison sur l’île des Kennedy, Martha’s Vineyard . Une militante dans la famille d’un banquier !! J’ai passé les 3 semaines précédant la rentrée universitaire avec eux, un couple sympathique avec quatre enfants. Je me suis sentie presque « at home » et ai été stupéfaite quand Eben m’a dit qu’il était fier de m’accueillir chez lui, parce que désormais je faisais partie de la famille Harvard. Une famille qui a changé ma vie et que je n’ai jamais quittée. En septembre, j’ai commencé à l’école de santé publique de Harvard (Harvard School of Public Health) mon Master of Public Health.

C’est le rêve américain que vous nous décrivez là ?
Oui, c’est le rêve américain. Surtout dans les rencontres avec les enseignants : un état d’esprit totalement différent. « Yes, you can » était la devise qu’ils nous inculquaient, mais surtout ils donnaient les moyens aux étudiants de réussir grâce à un contact et un suivi personnalisé par des faculty et student advisors, soit un vrai contact avec les enseignants et surtout le message : « Mais oui, vous serez les meilleurs, vous allez réussir ». Je me suis sentie acceptée et membre du groupe très rapidement. Après une 1ère année, j’ai décidé de rester une 2ème année pour un second Master, cette fois un Master of Science in Biostatistics and Epidemiology. Pour cela, j’ai demandé un renouvellement de ma bourse, et invitée à l’ambassade de France à Boston pour les fêtes du 14 juillet, j’ai revu le même responsable des Bourses étudiantes : il a accepté une deuxième année de bourse. Puis après un deuxième Master, j’ai voulu faire un doctorat. De nouveau, il était très difficile de trouver une bourse, beaucoup étant réservées aux étudiants américains ou résidents (porteurs de la mythique « green card »). J’ai été voir le doyen de l’Ecole de Santé Publique de Harvard. Je lui ai rappelé qu’à chaque rentrée universitaire, il était fier de dire qu’il accueillait x étudiants de y pays, mais qu’ensuite lorsque les étudiants étrangers demandaient une bourse, il leur était trop souvent répondu « You are not eligible » . Le message est passé et ses services m’ont aidée à trouver une bourse. Ce fut la bourse d’une fondation privée américaine réservée aux Français étudiant à Harvard (bourse établie en souvenir d’un étudiant américain d’Harvard, tué pendant la guerre en France, the Victor Emmanuel Chapman Memorial Fellowship of Harvard University. J’étais éligible car Française, étudiant à Harvard et qui plus est avec un projet de thèse de Doctorat de Science qui portait sur une cohorte d’anciens étudiants des Universités d’Harvard et de le l’University of Pennsylvanie (Harvard and Pennsylvania Alumni Study, conçue et mise en œuvre par le Pr Ralph S. Paffenbarger).

Vous êtes donc une femme de convictions, mais quelles sont vos motivations ?
A 4 ans, j’admirais beaucoup un médecin, Dr Serge Glémet, une personne « magique » et utile : j’étais malade, il me soignait, j’étais bien. J’ai toujours voulu aider les autres et me rendre utile. J’ai envisagé d’être religieuse missionnaire en Afrique pour aider les enfants . A 12 ans, je voulais travailler pour l’OMS pour agir sur la santé des populations. A ma modeste échelle, je voudrais contribuer à ce que les gens soient bien dans leur peau, dans leur tête, dans une société juste, égalitaire, une société un peu utopique mais dont nous pourrions nous rapprocher, au moins de quelques pas dans la bonne direction.
A la fois une motivation et une expertise (dans mon cas, scientifique) sont nécessaires pour réussir à faire quelque chose de sa vie, pour notre planète et ses populations humaines et non humaines.

Et votre famille, quel regard portait-elle sur ce choix ?
Mes parents auraient voulu que je sois prof d’anglais, parce qu’une femme médecin n’était pas quelque chose d’envisageable, mais j’étais têtue, et j’ai tenu bon, je ne le regrette pas, c’est ma vie. Je trouve quand même que j’ai été gaspillée, j’aurais pu accomplir tellement plus que ce que l’on m’a laissé faire.

C’est la belle histoire : l’université, Harvard, le succès académique puis finalement le monde réel de la recherche ? A quoi ressemble la vie d’une femme dans un monde scientifique majoritairement masculin à l’époque, une femme engagée qui plus est ?
C’est extrêmement difficile au quotidien, car la majorité des chercheurs se préoccupent uniquement de publier dans des grandes revues à Impact Factor le plus élevé possible, c’est la préoccupation qu’on leur inculque. Ce n’est pas mon cas : pour moi le principal intérêt des résultats de la recherche est de traduire les connaissances en programmes d’action pour promouvoir la santé des populations, le but ultime à mes yeux. C’est un projet minoritaire, dans le milieu de recherche de l’Inserm ou de l’Université, qui est particulièrement mal vu par les autorités hiérarchiques et d’évaluation dans le système français : d’une part il y a les scientifiques qui doivent trouver les résultats, et ensuite laisser d’autres institutions décider quoi faire avec les résultats. Pour moi la ou le scientifique, outre publier dans les grandes revues, doit aussi écrire pour le grand public, travailler avec le monde des médias, des politiques, mais aussi collaborer avec des personnalités charismatiques pour faire passer le message au niveau des populations. C’est ainsi que je considère David Servan-Schreiber comme un médecin et un scientifique tout-à-fait respectable, il est MD, PhD de l’Université de Pittsburgh, Etats-Unis où j’ai été Visiting Professor dans le Center of Environmental Oncology du Pittsburgh Cancer Institute il y a quelques années. Surtout, il est devenu mon ami, une personne extraordinaire et tellement humaine. Par sa naissance, son nom, son réseau, il a plus que d’autres la possibilité de faire passer plus largement et plus agréablement que d’autres intervenants, un message de santé des populations juste et utile. Il est un véritable acteur de santé publique, qui plus est particulièrement charismatique.

Vous dépeignez ici le chercheur comme étant connecté avec la réalité, brisant l’image du chercheur enfermé dans son labo ? Vous avez une conception du rôle du chercheur comme « passeur d’information » ?
Oui, je vois la recherche comme un outil pour agir et promouvoir la santé des populations, éviter des morts et rendre la population plus heureuse.

Il est très rare d’entendre un(e) chercheu(r)/se parler de bonheur des populations, pourquoi donc vous nous en parlez aujourd’hui ?
Être bien dans son corps, dans sa tête, mais aussi dans ses liens sociaux c’est le bonheur, c’est le but ultime de chaque personne et donc aussi le mien, pour mes enfants, mes amis et pourquoi pas ? peut-être aussi un jour pour moi.
Pour le moment, cela n’a pas été mon cas : j’ai une vie loin d’être facile. Avoir une personnalité marquée, surtout pour une femme, cela fait fuir, surtout les hommes et donc crée la solitude.

Quelle est la réalité d’un chercheu(se) engagée, qui a d’abord vécu le rêve de Harvard : Le cancer et l’environnement, comment c’est arrivé ? Quels sont vos combats de chercheuse, au quotidien ?
J’ai fait ma thèse de médecine sur le tabac. J’ai beaucoup travaillé sur ce sujet. Au bout d’un certain temps, je me suis dit bien sûr que le tabac est responsable d’un nombre important de cancers, mais il n’y a pas QUE le tabac. J’ai été très préoccupée par l’accroissement du nombre des cas de cancers au cours de ma carrière : je me suis demandée pourquoi le cancer augmentait autant. Il y a 3 familles de facteurs de risque de cancer : la génétique mais ce facteur ne varie pas en moins d’une génération, le mode de vie (tabac, alcool, alimentation, manque d’exercice physique, exposition trop importante et trop précoce au soleil, vie reproductive et hormonale, utilisation de médicaments et d’hormones exogènes (pilule contraceptive au long cours (mais elle a le bénéfice d’apporter une contraception fiable et efficace et donc chaque femme doit pouvoir faire un choix informé en termes de méthode de contraception), traitement hormonal substitutif de la ménopause (à mon avis d’épidémiologiste mais aussi de femme qui a beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages, et dont la prescription large est le résultat d’une publicité agressive par l’industrie pharmaceutique, pour ne pas mentionner la pression sociale faite aux femmes dans nos pays de rester « feminine for ever ! ». Qui a décidé qu’un homme aux tempes grisonnantes est un « bel » homme plein de charme, et une femme aux cheveux gris, une vielle femme négligée ? Dans le domaine des facteurs liés au mode de vie, il y a plutôt eu des améliorations dans nos pays (moins de tabac, au moins chez les hommes, moins d’alcool, même en France, une meilleure alimentation et davantage d’exercice physique, etc.). Pourtant le nombre de cas de cancer continue d’augmenter dans le monde : donc il reste un facteur qui est l’environnement, c’est-à-dire pour être plus précise la présence dans l’eau, le sol, l’air, l’alimentation et les objets de la vie usuelle, de cancérogènes chimiques (pesticides, contaminants ou constituants des matières plastiques, etc…) et physiques (radiations ionisantes et non ionisantes, comme les champs électromagnétiques, dont ceux émis par les téléphones mobiles etc.). Donc la réduction du nombre de cas de cancers ne pourra être obtenue, si la lutte contre le cancer se limite aux modifications du mode de vie des populations. Pour être efficace à long terme, il est absolument indispensable de « nettoyer » notre environnement. Ceci est un élément essentiel du contrôle du cancer dans les 25 ans qui viennent. Je m’intéresse en particulier au cancer du sein, masculin comme féminin. Chez la femme, ce cancer est lié à la vie hormonale (âge aux premières règles, âge à la 1ère grossesse, allaitement, âge à la ménopause, etc.). Les femmes qui ont le plus de cancers du sein sont celles qui ont été les plus exposées aux hormones (soit les leurs, soit des hormones exogènes, comme celles d’origine pharmaceutique (ex THS, pilule contraceptive, etc.). Mais il y a aussi, même si cela est difficile à démontrer avec une certitude absolue, le rôle des perturbateurs endocriniens (dans les matières plastiques, certains pesticides, les phtalates, etc.) qui agissent comme des hormones et jouent certainement un rôle dans l’augmentation des cancers hormono-dépendants.

Est-ce que s’intéresser aux facteurs environnementaux du cancer change la vie d’un chercheur ?
Cela dépend : si on dit « on ne peut rien prouver, donc il faut faire plus de recherches » on a du succès, sinon si on préconise la mise en œuvre du principe de précaution, on est moins entendu, non seulement ce qui est normal et attendu par les financements privés mais pire, par les autorités publiques : on a des injonctions à travailler sur certains facteurs uniquement - dans mon cas le tabac, au CIRC il y a quelques années – et de façon plus récente, à Bordeaux, dans certaines zones géographiques (les pays du Sud).

Donc à nouveau vous vous retrouvez seule, isolée ?
Isolée, oui. Maintenant tout le monde dit que l’environnement c’est important, mais au-delà des discours je ne suis pas persuadée que la prise en compte des facteurs d’environnement soit réelle.

Est-ce que la science est en danger ?
Non, la science n’est pas en danger. Mais la santé des populations, oui. La science doit être un outil pour aider à prendre des décisions, et non pas pour empêcher les décisions.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre expérience de chercheuse engagée ?
On m’a demandé au sein du CIRC de travailler uniquement sur le tabac, je ne voulais pas, donc je ne suis pas restée au sein de cette institution. A Bordeaux, de nouveau, j’ai monté une équipe « cancer », mais on m’a dit que je ne pouvais pas la garder, donc je fais maintenant « cancer et sida ». Ce genre d’ »incitation », ces changements imposés et non choisis, limitent les possibilités d’un travail efficace des chercheur-e-s. Le contrôle se fait en grande partie par les « orientations » des politiques de financement, car tous les chercheurs cherchent des financements. Quand l’un-e d’entre eux/elles est un lanceur d’alerte, elle ou il est évité-e notamment par des étudiant-e-s qui veulent être financés et donc choisissent de travailler avec des personnes non controversées.

N’y a-t-il pas une forme de découragement, et même désillusion chez le chercheur, la chercheuse ?
Il y a même beaucoup plus, les chercheurs sont une population à risque de suicide, et même sans aller jusque là, ils craquent, comme cela a été mon cas.

Vers qui se tourner alors, la société civile ?
On est tenté de se tourner vers des mouvements d’activistes qui pourront utiliser notre travail, mais ils trouvent que nous n’allons pas assez loin, contrairement à nos collègues chercheurs qui nous reprochent d’aller trop loin.

Est-ce que le chercheur ne devrait pas trouver une forme d’aurea mediocrites, le juste milieu tant vanté par les Grecs ?
Non, je suis une femme des extrêmes, je ne cherche ni le juste milieu, ni le compromis.

Pourquoi la Dr Sasco s’engage t’elle avec WECF ?
Pour avoir une action au niveau des familles et des mères en particulier. Elles sont des partenaires importants au niveau de la société civile, notamment pour faire passer des messages sur le rôle du tabagisme, de l’alcool, etc. mais aussi des facteurs environnementaux au moment de la grossesse, chez l’enfant et tout au long de la vie.

On parle d’avenir, alors un message pour les jeunes qui ont des convictions, voudraient vivre leurs idéaux mais ont aussi peur de l’avenir ?
C’est à elles et à eux de décider ce qui est le plus important pour elles et pour eux : faire de l’argent et vivre tranquille, ou alors suivre ses idéaux et vivre en fonction, c’est à elles et eux seul-e-s de faire le choix.

Interview réalisée par Elisabeth Ruffinengo pour WECF France.

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