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28.01.2013
Pilules de 3ème et 4ème génération, Diane 35 : quelles leçons tirer de la situation ?

Plusieurs sujets d’actualité récente nous rappellent qu’il est toujours préférable de s’attaquer aux causes des problèmes plutôt que de devoir dans l’urgence traiter de leurs conséquences : c’est le cas de ce qui est devenu l’"affaire des pilules de 3ème génération" et plus récemment « l’affaire Diane 35 ». Car il s’agit bien, comme le soulignent des experts du domaine, d’une situation lié à un défaut de pharmacovigilance, comme dans les cas tristement célèbres du Médiator, un médicament et si on veut aller plus loin, des prothèses PIP, qui sont, elles, des dispositifs médicaux. Alors, quelles leçons tirer de cette situation ?

Pas d’anathème sur la contraception orale
Le contraceptif oral n’est pas anodin. Son appellation de "pilule" peut prêter à confusion, car la légèreté du terme ne correspond pas au sérieux de ses effets. Car il s’agit bien d’un médicament, qui agit sur le système hormonal. A l’heure actuelle, c’est le type de contraception le plus utilisé par les françaises, et on comprend aisément pourquoi : sans contrainte, facile d’utilisation, il n’implique pas, contrairement à d’autres types de contraception comme le stérilet par exemple, l’installation d’un corps étranger dans l’organisme. La contraception est une avancée majeure pour les femmes, et il n’est ici aucunement question de la remettre en question.

YAZ, Yasmine, Yasminelle, Diane 35, Marvelon, etc. une 3ème génération plus à risque que la seconde
Un article paru dans le magazine Syngof (Cahiers National des Gynécologues Obstétriciens de France) en décembre 2011 rappelait déjà qu’il est connu de longue date que les pilules de 2ème génération sont moins à risque que celles de 3ème génération en ce qui concerne le risque thromboembolique. Aujourd’hui, c’est la pilule Diane 35 qui est mise en cause dans au moins 4 cas de thrombose veineuse ayant entraîné la mort, en France, depuis 1987. Commercialisée dans 116 pays elle a été prescrite, selon les données de l’ANSM, à 315 000 femmes en 2012. Le Directeur de l’ANSM a d’ailleurs expliqué que le laboratoire Bayer, qui commercialise Diane 35, "n’a jamais demandé d’enregistrer Diane 35 comme contraceptif".

Alors, quel épilogue ? Après avoir annoncé le déremboursement des pilules de 3ème et 4ème génération et recommandé le choix de pilules de 2ème génération, le Ministère de la Santé a mis en place un numéro vert pour répondre aux questions sur le sujet.
Aux Etats-Unis, tout comme en Allemagne, aux Pays-Bas, etc. plusieurs plaintes ont été déposées. En 2003 déjà, un organisme basé aux Pays-Bas mentionnait dans le British Medical Journal des remontées spontanées d’effets indésirables de réactions médicamenteuses, dont 5 concernant une thromboembolie liée à une réaction à la pilule Yasmin (combinaison d’ethinylestradiol et de drospirénone).

Le bon usage des médicaments et leur encadrement
Il y a plusieurs mois, ARTE avait diffusé un documentaire sur des jeunes filles consommatrices de pilules de 3ème génération. Agées de 14-15 ans, elles admettaient consommer la pilule pour notamment ses effets sur la peau et la perte de poids, ainsi que sur les cheveux. Il s’agissait donc d’une question d’image. Détourner l’usage d’un médicament, cela ne vous rappelle rien ? L’affaire du Médiator, bien sûr, mais pas seulement. Le Médiator, prescrit comme coupe-faim est symptomatique du mauvais usage qui peut être fait des médicaments. Une pharmacovigilance améliorée permettant une réaction rapide à des signaux d’alerte précoces, associée à une évaluation renforcée des médicaments permettrait de prévenir des situations telles que celle qui touche aujourd’hui les pilules de 3ème et 4ème génération. D’ailleurs, un ouvrage paru en septembre 2012 des Pfrs Bernard Debré et Philippe Even, intitulé le Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux montre clairement que le système de santé se doit de revenir à des mesures de prévention de bon sens, et de lutter contre une marchandisation de la santé, où la recherche des profits est trop souvent placée avant la recherche de la sécurité du patient. Evaluer, réglementer et informer pourrait être le nouveau leitmotiv d’un système de pharmacovigilance basé sur une éthique renouvelée.

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