Perturbateurs endocriniens : nouveau rapport des Nations Unies
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Perturbateurs endocriniens : nouveau rapport des Nations Unies
21.02.2013
Perturbateurs endocriniens : nouveau rapport des Nations Unies

En 2012, l’OMS et le PNUE (Nations Unies) rendaient un rapport intitulé "Perturbateurs endocriniens et santé de l’enfant : Effets possibles sur le développement précoce des perturbateurs endocriniens sur la santé de l’enfant". Ce rapport concluait à l’importance de protéger la période de développement fœtal et les deux premières années de la vie des expositions aux perturbateurs endocriniens, et encourageait déjà de renforcer les connaissances sur les effets à long terme de ces substances. Un nouveau rapport, rendu cette semaine, vient confirmer et encourager la communauté scientifique à une collaboration accrue pour mieux comprendre les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé.

Retrouvez les 10 points du rapport dans notre rubrique Dossier d’actu

Approfondir les recherches sur les perturbateurs endocriniens : une nécessité
« La recherche, qui a fait d’immenses progrès ces dix dernières années, a montré que les perturbations endocriniennes pouvaient être beaucoup plus étendues et beaucoup plus complexes qu’on ne le pensait », dit le Professeur Åke Bergman de l’Université de Stockholm, rédacteur en chef du rapport. « Alors que la science continue à progresser, il est temps de mieux gérer les perturbateurs endocriniens chimiques et d’étudier davantage l’exposition à ces substances et ses effets sur la faune et les êtres humains », ajoute t-il.
Consultez le communiqué de l’OMS en ligne (en français).

Poursuivre les recherches sans remettre à plus tard les actions
Pour WECF, l’accumulation de données scientifiques probantes sur les effets multiples et à long terme des perturbateurs endocriniens sur la santé doit maintenant déboucher sur des actions concrètes de réduction de l’exposition des populations - dont les plus vulnérables que sont les femmes en âge de procréer, enceintes ou encore les jeunes enfants - à ces substances connues. Des efforts de recherche pour mieux comprendre ne sauraient justifier des délais supplémentaires dans l’action : l’approfondissement des connaissances du monde de la recherche n’est pas un argument recevable pour reporter des mesures de réduction d’exposition par les pouvoirs publics. Les données scientifiques disponibles doivent servir de base pour agir et non pas pour remettre à plus tard des politiques de santé publique plus protectrices et également porteuses d’économies en termes de coûts sanitaires et indirectement sociaux et économiques. Le récent rapport "Signaux précoces et leçons tardives" de l’Agence Européenne de l’Environnement encourage ainsi à appliquer le principe de précaution et à "réduire les délais entre les alertes précoces et les actions". Venant d’un panel d’experts international constitué des meilleurs spécialistes, le message est sans équivoque.
Consulter le communiqué de l’AEE en ligne (en français)

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