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05.04.2011
Les conséquences du distilbène sur la 3ème génération: nouvelle étude de l'équipe du Professeur Charles Sultan

Il y a un an le Professeur Charles Sultan, spécialiste en endocrinologie (étude du système hormonal et de ses troubles) pédiatrique pointait du doigt les effets de l’exposition aux perturbateurs endocriniens lors de la période prénatale et en particulier un lien possible avec la puberté précoce. Cette année, son équipe met à jour les effets de l’exposition au distilbène (DES) sur les troisièmes générations.

Le DES : une illustration des effets transgénérationnel des perturbateurs endocriniens
Le DES est un médicament développé dans les années 30 pour ses propriétés d’imitation de l’action des œstrogènes naturels. Considéré comme un remède miracle par la communauté médicale contre les fausses couches et les troubles de la grossesse, il sera prescrit pendant plus de 30 ans à des femmes enceintes dans le monde entier. Et pourtant... ce n’est que bien plus tard que le sort des "filles du DES" (filles dont les mères ont été exposées au DES en période de grossesse) viendra mettre fin au mythe : car la prise de DES par la femme enceinte, en particulier à une certaine période de la grossesse, signifiait pour l’enfant le risque de développer un cancer de l’appareil reproducteur féminin.
Comme le souligne le remarquable ouvrage Our Stolen Future, le lien a pu être fait entre l’exposition indirecte au médicament et la maladie car celle-ci était rare chez des femmes jeunes : mais que se serait-il passé si la maladie liée à la prise de DES avait été plus "commune" : on mesure toute l’étendue de la complexité de l’exposition aux perturbateurs endocriniens.
En tout cas, ce triste épisode, trop souvent oublié, a clairement établi l’effet transgénérationnel de l’exposition.

Après la 2ème génération, la 3ème génération également concernée ?
L’équipe du Professeur Sultan vient aujourd’hui jeter un terrible doute : outre les "filles du DES", devra t-on bientôt également parler des "petits-enfants du DES" ? Son équipe affirme en effet que la prévalence de l’hypospadias (une malformation de l’urètre) est 40 à 50 fois plus élevée chez les petits-enfants de femmes traitées au DES que chez la population non traitée.
Le Professeur Charles Sultan avait d’ailleurs fait part de son inquiétude concernant l’augmentation des cas d’hypospadias chez les bébés au CHU de Montpellier, lors d’un colloque organisé en septembre 2010 à Paris par le RES, et déjà évoqué la piste du DES.

Le Professeur Sultan étant un éminent spécialiste d’endocrinologie, et travaillant sur la question depuis de nombreuses années, il est à craindre que ses découvertes ne soient confirmées.

sources :
Our Stolen future, T. Colburn, J.P. Myers, D. Dumanoski, 1997
Colloque du Réseau Environnement Santé, Perturbateurs endocriniens, Septembre 2010
France Info- émission du 5 avril 2011

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