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Le vaccin grippe A (H1N1), les femmes enceintes et les enfants

Les femmes enceintes et les jeunes enfants doivent-ils se faire vacciner contre la grippe A H1N1 ? WECF passe en revue les déclarations, les faits, et les éléments connus sur la composition de ces vaccins, premiers vaccins pandémiques à être testés, grandeur nature.

Les alertes sur les dangers des vaccins A H1N1 pandémiques se multiplient. Avec des prises de positions en Allemagne beaucoup plus claires qu’en France. « Chez les femmes enceintes et les enfants de moins de trois ans, le vaccin n’a pas été suffisamment testé. Le risque est trop grand pour l’utiliser dès maintenant » déclare Wolfram Hartmann, président de la Fédération allemande des médecins de l’enfant et de l’adolescent dans le magazine allemand Der Spiegel, qui consacre un dossier aux dangers de la vaccination de masse contre la grippe A H1N1( Der Spiegel 20 octobre). Ou encore selon le responsable de la revue médicale de référence Arznei-Telegram, le Docteur Wolfgang Becker-Brüser, « les effets de ses vaccins et de leurs adjuvants n’ont pas été vérifiés pour les enfants de moins de 10 ans et les femmes enceintes ».

Ce qui s’est dit sur la grippe A H1N1 et son vaccin

La qualification de « pandémie » pour la grippe A H1N1, par l’OMS est intervenue le 11 juin 2009 : la phase des programmes de vaccination de masse peut être déclenchée pour les pays engagés dès les années 2000, dans la préparation d’une éventuelle pandémie. En France, quelques voix se font alors entendre : le 26 juillet 2009, le professeur de médecine et député UMP, Bernard Debré compare le virus H1N1 à une « simple grippette, peut-être moins dangereuse que la grippe saisonnière ». Un mois plus tard, c’est au tour de la députée européenne Michèle Rivasi, agrégée de biologie, d’adresser une lettre ouverte à la ministre de la Santé : «  Plus on vaccine en masse, plus on a d’effets secondaires. Des essais avec un vaccin sans les fameux adjuvants vont être menés sur les femmes enceintes. Nous aurons les résultats en décembre. Attendons. On se précipite trop pour vacciner ». Et pour cause ! Les commandes de 94 millions de doses de vaccins en France sont passées dès juillet et les dispositifs de vaccinations des populations, placés sous la responsabilité du ministre de la Défense mis en place au cours de l’été.

Procédure accélérée

Pour obtenir leur autorisation de mise sur le marché européen et français, les vaccins Pandemrix (GlaxoSmithKline), Focetria (Novartis) et Celvapan (Baxter) bénéficient là encore, d’une procédure accélérée : le mock up (éclairage sur le « mock up » dans les prochaines news).

La controverse enfle en septembre. Le Haut conseil de la santé publique établit (avis du 7 septembre) un ordre de priorité des populations à vacciner, et en premier lieu, les professionnels de santé. Le syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI, CF-CGC) s’y oppose « du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes ». Notamment le syndrome de Guillain-Barré, maladie neurologique grave.
« La corrélation entre la survenue de syndromes de Guillain -Barré et la vaccination contre la grippe est établie et quantifiée » reconnaît la responsable de la pharmacovigilance de l’Afssaps dans Le Monde daté du 21 septembre 2009, mais le risque est évalué à 1 ou 2 cas pour un million. La fameuse balance bénéfices-risques plaide en faveur de la vaccination.

Femmes enceintes et nourrisson : vaccin fragmenté sans adjuvant

Parmi les groupes prioritaires identifiés par le Haut conseil de santé publique figurent aussi (avis du 2 octobre), les femmes enceintes à partir du début du 2ème trimestre, les nourrissons de 6-23 mois avec facteurs de risques (atteints de pathologie chroniques sévères) ; l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois (parents, fratrie, adultes en charge de la garde de l’enfant y compris personnel de la petite enfance, dans le but de réduire le risque de formes graves et de décès chez les nourrissons de moins de 6 mois qui ne peuvent pas être vaccinés.)

Pour les femmes enceintes et les nourrissons, le vaccin fragmenté sans adjuvant est recommandé. Et surtout, en cas d’indisponibilité de vaccin sans adjuvant et y compris en cas de données épidémiologiques justifiant une vaccination urgente, le Haut Conseil ne recommande pas l’utilisation d’un vaccin avec adjuvant pour les nourrissons de 6 à 23 mois.

Car les questions sur la toxicité des adjuvants des vaccins remontent à la surface. Les épisodes oubliés de l’histoire de la vaccination ressurgissent : le vaccin contre l’Hépatite B mis en cause dans l’apparition des scléroses en plaque, le ROR incriminé dans des cas d’autisme en Angleterre, la vaccination de masse (40 millions de personnes vaccinées) contre la grippe porcine en 1976 aux Etats-Unis suspendue au bout de 10 semaines...

Alors quels sont ces adjuvants ? Quels sont leurs rôles ? Quels effets connus ou suspectés ?

Les adjuvants sont utilisés dans le but de renforcer la réponse immunitaire au vaccin inoculé, de booster la réaction de l’organisme. Dans le même temps cela permet de diminuer la quantité d’antigène par dose de vaccin tout en conservant une réponse vaccinale optimale :
« Il s’agit de produire davantage de doses dans un rapport qui peut aller de 1à 2 à 1 à 4 pour une même quantité globale d’antigènes disponibles » note la document de l’Afssaps. Parmi les adjuvants, il y a aussi les conservateurs à l’instar sur thiomersal ou thimérosal. Ils permettent de stocker durant de longues périodes des vaccins produits en grande quantité. Ce qui constitue, là encore, une économie pour les fabricants.

Thimérosal et éthylmercure.

Le thimérosal est constitué d’éthylmercure, un dérivé du mercure, neurotoxique bien connu. En 1999, l’Agence européenne du médicament (EMEA) lance une alerte et demande le retrait immédiat des vaccins en contenant destinés aux jeunes enfants. En cause, les autorités sanitaires états-uniennes qui suspectent des liens entre une surexposition au composés mercuriels (mercure, méthylmercure, éthylmercure) et l’explosion du nombre de cas d’autisme. La Food and Drug Administration (FDA) estime que les concentrations de mercure que reçoivent les jeunes enfants au cours des deux premières années, outrepassent toutes les recommandations officielles sur les doses tolérables, qu’il convient de ne pas dépasser.

Un an plus tard, l’agence européenne réitère sa demande, pressant les laboratoires de travailler à l’abandon du thimérosal comme conservateur (notamment pour les vaccin hépatite B et grippe) dans les vaccins pour les nourrissons et les jeunes enfants.
Mais alors que la toxicité de l’éthylmercure était tenue, depuis 1999, pour équivalente à celle du méthylmercure par l’EMEA suivie par l’Afssaps, en 2004 l’Agence européenne revoie sa copie : l’éthylmercure serait plus facilement éliminé, et sur cette base, fait l’hypothèse d’une moindre toxicité.

Or, la note de l’Afssaps sur le thimérosal dans les vaccins pandémiques A H1N1 (seul le Celvapan n’en contient pas, d’autres devraient suivre), précise que les analyses conduites depuis, "convergent pour considérer que l’existence du risque neurologique n’est pas établi au plan scientifique sur la base des études épidémiologiques existantes, sans que ces études permettent pour autant de l’écarter".
Et que "les doses sont minimes"... soit une moyenne de 25-50 microgrammes par dose de vaccin (50 µg pour Focetria Novartis).

50 fois la dose journalière tolérable de méthylmercure

Si l’on considère néanmoins que le méthylmercure et l’éthylmercure ont une toxicité comparable ainsi que cela était affirmé précédemment, que se passe-t-il ? La dose journalière de méthylmercure (DJT) à ne pas dépasser, fixée aux Etats-Unis pour les femmes enceintes afin de protéger le développement neurologique et cérébral du fœtus est de 0,1µg par kilo de poids corporel et par jour (la DJT pour l’OMS est de 0,2µg par kilo de poids corporel et par jour, soit 1,6µg par semaine).
La dose maximale pour les femmes enceintes sera, pour une femme de 60kg, 6µg .

Pour le jeune enfant le résultat est plus qu’inquiétant : pour un poids de 6 kilos, la dose journalière à ne pas dépasser s’établira à 0,1µg X 6 soit 0,6µg ou pour un enfant de 10 kilos, il ne devra pas recevoir plus de 1µg par jour ou encore 7µg par semaine. A mettre en regard avec la quantité de thimérosal administrée avec un vaccin tel que celui de la grippe A H1N1 avec adjuvants : 50µg. Soit 50 fois la dose tolérable. On comprend mieux que la FDA a jugé excessifs les taux de mercure reçus au cours des multiples vaccinations infantiles sur une période de deux années. D’autant que d’autres sources d’expositions ne sont pas ici prises en compte.

L’Afssaps prend soin de souligner qu’aucune « étude relative à l’éventuel impact sur le développement embryonnaire et fœtal en cas de vaccination de la femme enceinte n’est disponible ». Mais contre toute attente, l’Afssaps s’autorise pourtant dans ce même document une comparaison avec le méthylmercure. "Des études montrent que l’exposition au méthylmercure, via l’alimentation, notamment le poisson ne présente pas de risque de toxicité pour la femme enceinte, alors qu’il est moins rapidement éliminable dans l’organisme que l’éthylmercure".

Ceci constitue une erreur gravissime de la part d’un organisme public ; à moins que l’Agence française ne parle effectivement que de la femme enceinte et surtout pas des effets sur le fœtus ? Si une dose journalière tolérable a été posée pour le méthylmercure pour la femme enceinte et la population générale par les agences sanitaires internationales, c’est précisément en raison des études scientifiques montrant les effets permanents des atteintes sur le développement cérébral de l’enfant par le méthylmercure, liés surtout à la consommation des poissons (notamment prédateurs).
Que se passe-t-il donc pour commettre une telle erreur ?

Nouvelle génération d’adjuvants : squalène et nanoparticules[/B>

Mais les nouveaux vaccins comportent aussi des adjuvants d’une génération plus récente dite huile dans eau : dont le squalène. Des études rapportent chez les rats de cas d’arthrite aigües et chez les humains des effets sur le système immunitaire.

Et le plus inquiétant tient peut-être au fait que ces nouveaux adjuvants en plein développement se conjuguent sous forme de nanoparticules. Des études des 2002 rendent compte des recherches d’adjuvants encapsulés dans leur nanoparticules et en 2007, des chercheurs de l’Ecole polytechnique de Lausanne annoncent dans Nature Biotechnology la mise au point de ces nanoparticules capables de délivrer le vaccin jusqu’aux cellules avec une efficacité qui peut être extrêmement puissante. Mais en l’absence de toute obligation de déclaration, d’étiquetage et d’information sur la présence de produits quels qu’ils soient à l’état de nanoparticules, le silence sur l’utilisation des nanotechnologies est la règle.

Quitte à enfreindre une autre règle, éthique celle-ci : le consentement éclairé du patient sur ce qui lui est administré. Sauf que dans ce cas, des lois d’exception ont été votées ou des décrets publiés (aux Etats-unis et en France), exonérant fabricants et autorités publiques de toute responsabilité quant aux effets indésirables liées à cette vaccination, une immunité totale en vertu d’un impératif sanitaire.

Enfin, en 2006, le passage en revue de 50 études sur la protection des enfants vaccinés contre la grippe saisonnière rend compte d’un échec flagrant de cette vaccination. Pire, deux autres études montrent même dans une population d’enfants asthmatiques, un triplement du nombre d’hospitalisations pour crise aigües parmi les enfants vaccinés.

Entre procédure accélérée de la mise sur le marché de ces vaccins, tests incomplets, et mise au point de technologies nouvelles pour les adjuvants, le tout combinés aux risques avérés du mercure, les recommandations de bon sens prennent tous leurs sens dans le cas de cette grippe A H1N1 : lavage fréquents de mains au savon, alimentation équilibrée, et tout ce qui contribue à maintenir le système immunitaire en bon état de fonctionnement.

Anne-Corinne ZIMMER

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