Exposition des femmes enceintes aux métaux et éléments métalliques : Santé Publique France publie des données
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Exposition des femmes enceintes aux métaux et éléments métalliques : Santé Publique France publie des données
20.12.2017
Exposition des femmes enceintes aux métaux et éléments métalliques : Santé Publique France publie des données

L’Agence Santé Publique France publie ce 19 décembre les tomes 2 et 3 de son étude de biosurveillance sur l’exposition des femmes enceintes aux métaux. Les données permettent de se faire une idée de la contamination des femmes enceintes en France. Elles doivent permettre de mieux orienter les politiques de santé publique, et de cibler des mesures de prévention et de précaution. Alors, quel est le bilan ? Les métaux recherchés, hormis l’uranium, sont présents chez toutes les femmes enceintes objets de l’étude

Les données en chiffres

  • 4 145 femmes enceintes ayant accouché en 2011 en France continentale (hors Corse) sont concernées par l’étude (incluses dans la cohorte Elfe, pilotée par l’Ined et l’Inserm)
  • 13 métaux et métalloïdes ont été dosés : l’aluminium, l’antimoine, l’arsenic total, le cadmium, le césium, le chrome, le cobalt, l’étain, le mercure, le nickel, le plomb, l’uranium et le vanadium.

Les résultats

  • Le plomb et le mercure sont mesurés à des niveaux moins élevés que ceux mesurés dans le passé en France. Ceci est lié à des réglementations strictes (limitation des rejets, interdiction de l’essence plombée, etc.).
  • les femmes enceintes françaises sont plus imprégnées au mercure et à l’arsenic que dans d’autres pays (Amérique du Nord). Une consommation plus élevée de produits de la mer serait en cause.
  • Les niveaux d’imprégnation observés par les autres métaux sont stables par rapport au passé.
  • Les sources d’exposition sont le tabac et l’alimentation (produits de la mer, légumes racines, eau du robinet et eau embouteillée). Le tabac est en cause dans 5 métaux : antimoine, chrome, cobalt, nickel et vanadium.
  • Globalement, on note une surexposition des femmes enceintes pour l’ensemble des polluants suivants : mercure, arsenic total, pyréthrinoïdes (anti-poux, anti-puces, pesticides) et PCB, par rapport aux Etats-Unis par exemple.

Les recommandations de l’Agence Santé Publique France

  • L’Agence constate une omniprésence de la majorité des polluants chez les femmes enceintes de l’étude, qu’il s’agisse de polluants d’origine naturelle ou anthropique : plomb, mercure, autres métaux, bisphénol A, phtalate, PCB.
  • L’alimentation est la principale source d’exposition, mais la consommation de tabac, l’usage de cosmétiques et produits d’hygiène, l’utilisation domestique de pesticides, etc. jouent aussi un rôle.
  • Sans surprise, face à la toxicité et au potentiel perturbateur endocrinien d’un certain nombre de polluants, l’Agence recommande de maintenir la réduction des expositions (mais cette action est-elle vraiment menée pour tous les polluants, puisque beaucoup de taux sont stables ?).
  • Elle propose également de poursuivre le recueil de données sur les expositions, et d’améliorer les connaissances des effets sanitaires dus à l’exposition aux substances chimiques présentes dans l’environnement (parfois aussi parce que nous les y avons mises !).

Les observations de Nesting

  • On ne saurait que recommander une grande campagne de prévention pour dissuader l’usage par les femmes enceintes de produits tels que les pyréthrinoïdes : ces biocides d’usage courant à la maison sont à bannir d’autant plus pour cette population plus sensible.
  • En matière de nutrition, des recommandations plus visibles pour le grand public, sur la consommation de produits de la mer en période de grossesse seraient bienvenus.
  • La tache est plus ardue pour des polluants comme les PCB, qui sont très persistants dans l’environnement : une fois présents, il est extrêmement difficile de s’en débarrasser.
  • Prévenir vaut mieux que guérir, et le polluant le moins dangereux pour la santé des femmes enceintes - et des autres - est celui que l’être humain ne met pas dans l’environnement : la substitution des composés reconnus comme dangereux est d’autant plus nécessaire.

sources :
Agence Santé Publique France, 19 décembre 2017, communiqué et dossier de presse

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