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Cosmétiques bébé : en savoir plus

Le bébé, le jeune enfant au cours de leurs soins d’hygiène sont quotidiennement au contact des produits de toilette utilisés…et des substances qu’ils contiennent.
Or la peau du bébé est plus fragile, la barrière cutanée formée par le film lipidique n’est pas pleinement formée, elle n’a pas atteint sa pleine capacité de défense et de protection. Tout comme l’ensemble de son organisme. Un contact répété et parfois prolongé comme c’est le cas lors du bain ou si une crème est appliquée sur la peau, n’est pas anodin : la peau offre une grande surface d’exposition ; elle est aussi plus perméable aux substances des cosmétiques qui passent la barrière cutanée, atteignent la circulation sanguine et finalement, l’organisme.

Le règlement européen sur les cosmétiques

La directive européenne « Cosmétiques » de 1976, régulièrement amendée, interdit l’utilisation de plus d’un millier de substances, en autorise d’autres sous certaines conditions (limitation du pourcentage, à certains usages, etc.)

Certaines substances autorisées par ce règlement européen sur les cosmétiques n’en sont pas moins pointées comme potentiellement toxiques par de nombreuses études scientifiques. Du coup, le comité scientifique européen des produits de consommation (SCCP) chargé de réévaluer les substances entrant dans la composition des cosmétiques demande des tests supplémentaires.

C’est le cas, par exemple, depuis 2005 jusqu’à ce jour, pour les parabènes (conservateurs aux propriétés oestrogéniques) toujours en cours de réévaluation, suite à des éléments scientifiques nouveaux montrant une activité de perturbation endocrine plus importante qu’estimée jusqu’alors. Ou encore, de nombreux colorants capillaires sont régulièrement exclus de la liste des substances autorisées en raison d’une toxicité revue à la hausse. Autant de raisons qui incitent à être vigilant quant à la qualité et aux propriétés des composants utilisés.

Voici quelques substances à identifier et à éviter sur la liste des ingrédients apposée sur les produits cosmétiques. Cette liste appelée « INCI » (International nomenclature of cosmétics ingredients) est obligatoire. A noter que les composants sous forme nano (comme le dioxyde de titane, voir notre dossier "L’invasion des nano") ne seront indiqués pour les produits cosmétiques qu’à partir de 2013.

- Le phénoxyéthanol  : c’est un éther de glycol qui facilite le mélange des composants du produit et sert aussi de conservateur. Surtout, il permet une plus grande pénétration cutanée des autres ingrédients contenus dans la préparation. Comme les autres éthers de glycol, il est absorbé par voie orale et pulmonaire et induit, à fortes doses, des troubles mentaux organiques, mais aussi une destruction des globules rouges.
En 2002, la Commission de cosmétologie de l’Afssaps avait demandé de revoir les concentrations autorisées dans les cosmétiques en raison d’un pouvoir de pénétration transcutanée plus important que prévu. Mais après discussion avec l’industrie de la parfumerie française, la commission de cosmétologie se ravise, sans pourtant que l’industrie n’ait été en mesure d’apporter des éléments nouveaux susceptibles de lever tout soupçon sur sa toxicité potentielle. Eliminer le phénoxyéthanol poserait à l’industrie de sérieux problèmes de conservation des cosmétiques, tant il est vrai aussi que cette substance est très bon marché et employée dans quasiment 90% des produits.

Sauf que parmi les propriétés du phénoxyéthanol, son action irritante est aussi reconnue, notamment en cas de contact prolongé, ce qui est le cas lors d’un bain ou de l’application d’une crème destinée par nature à rester sur la peau. Le phénoxyéthanol est employé dans les crèmes, les produits nettoyants (lait, lotions, shampoings, etc.), les lingettes.

- Le Sodium Laureth Sulfate (SLS) est un composant éthoxylé fabriqué à partir du sodium lauryl sulfate, un nettoyant dégraissant haute performance que l’on utilise pour laver notamment les sols des garages par exemple. Sa version éthoxylée, le SLS, est adoucie. Il n’empêche que son pouvoir dégraissant est réel. Il lave même le film de protection de la peau. Mieux vaut l’éviter sur une peau fragile. D’ailleurs vous ne trouverez pas de SLS sans Cocomidopropyl bétaine, un dérive d’huile de coco ou un équivalent, afin de compenser les effets desséchants du SLS.

Une autre fonction du SLS est de faire mousser à volonté d’où, son omniprésence dans les gels douche, bains moussant, shampoings.

- On évitera aussi les autres composés éthoxylés(tels que les PEG et les PPG et les substances ayant pour suffixe « eth » : Oleth, Pareth…ou oxinol : butoxynol par exemple. Le processus chimique de l’éthoxylation (à partir de l’éthylène de glycol) est quoiqu’il en soit un procédé à haut risque et laisse potentiellement des impuretés toxiques dans le produit fini (qui n’apparaissent pas sur la liste INCI, puisqu’elles sont issues du procédé de fabrication, et non, d’une intention de l’intégrer en tant qu’ingrédient.

- Les parabènes (ou parabens)  : ils sont employés comme conservateurs, biocides, anti-bactériens, anti-fongiques et ont pour noms, méthyl-éthyl,propyl-butyl-isobutyl-isopropyl/parabènes.
Ils ont toujours été considérés comme des perturbateurs endocriniens faibles mais leur pouvoir oestrogénique ne cesse d’être revue à la hausse (pour plus de détails sur ces études voir « Polluants chimiques, enfants en danger », Anne-Corinne Zimmer, p.230, Editions de l’atelier, 2007, Nouvelle édition, 2009).

Les toutes dernières évaluations du comité scientifique européen des produits de consommation, en 2008 notent que des études complémentaires concernant la reprotoxicité des parabènes utilisés dans les produits cosmétiques sont nécessaires compte tenu que notamment deux parabènes ont montré d’une part, une plus grande pénétration cutanée que prévue et d’autre part, qu’ils ne sont quasiment pas métabolisés par l’organisme. De plus, il faut souligner que ces études ont été réalisées sur les adultes volontaires et que l’on peut légitimement s’interroger sur les résultats de la plus grande pénétration cutanée et la moindre métabolisation observées, si ces études avaient été conduites sur des bébés.

-  Les dérivés du pétrole : utilisés en cosmétiques sont nombreux : paraffinum liquidum, petrolatum, vaseline, ceresine wax… ce sont tous des huiles minérales composées de chaîne d’hydrocarbures, c’est-à-dire de produits issus de la distillation du pétrole. Elles sont impossibles à métaboliser par l’organisme humain, totalement occlusives et empêchent tout échange d’oxygène de la peau. Leurs propriétés comédogènes ne sont plus à démontrer.

- EDTA  : c’est un agent complexant (il lie les composés), utilisé comme conservateur et renforçateur de l’action des autres substances. Il s’accumule dans le corps …et dans l’environnement. La persistance d’une substance n’est jamais bon signe.

- Le triclosan : c’est un anti-bactérien et un anti-microbien. Il est aussi utilisé comme agent conservateur et désinfectant et à de multiples usages : introduit dans les produits en plastiques tels que les ustensiles de cuisine de type planche à découper, mais aussi matelas, oreillers certifiés
« anti-bactérien », jouets, ainsi que dentifrices, « chasse-microbe » prêts à l’emploi pour les mains ( quand un bon savonnage fait aussi bien). Mais au royaume des écosystèmes, certaines bactéries ont fini par s’adapter et par développer des résistances … la Suède l’a d’ailleurs banni des hôpitaux depuis 4 ans et plaide pour son interdiction à l’échelle européenne. Il ferait partie des substances responsables de l’augmentation des résistances humaines et animales aux anti-biotiques.

On le retrouve à présent dans le lait maternel, dans l’eau, les poissons et il est classé comme « toxique pour les organismes aquatiques » par l’Union européenne.

- Les filtres solaires : benzophénone 3 (oxybenzone), homosalate, 4-MBC, octyl-methoxicynnamate (OMC), OD-PABA, sont tous fortement oestrogéniques. Ces filtres chimiques sont retrouvés dans les poissons et le lait maternel, c’est dire s’ils perdurent, sont aussi lipophiles (se stockent dans les graisses des organismes vivants) et persistents dans l’organisme

Quelques conseils et d’autres, à retrouver sur le "Guide cosmétiques bébé" de WECF.

On se tournera avec profit soit vers les produits labellisés Cosmébio et on réduira le nombre et la quantité de produits utilisés.
Contrairement à ce qui a pu malencontreusement être dit, on se gardera bien d’utiliser le savon de Marseille qui est réservé au linge, au profit, le cas échéant, d’un savon d’ALEP.
Quant au soleil, la protection la plus simple et la plus efficace est le chapeau et le tee-shirt en cas d’expositions au soleil et pas d’enfant (ni d’adulte d’ailleurs) au soleil entre 12 heures et 16 heures.

ACZ

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