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02.06.2015
Communiqué - 2 juin 2015 - WECF - Perturbateurs endocriniens et UE: Transparence et démocratie, les clés du succès pour enfin aboutir à des critères

Hier s’est tenue à Bruxelles une conférence d’une journée, tant attendue par les différents acteurs qui travaillent depuis des années sur le dossier des perturbateurs endocriniens (PE) : intitulée "Endocrine disruptors : criteria for identification and related impacts", la Conférence a donné lieu à des interventions organisées en tables-rondes thématiques (santé, commerce, économie, etc.). A l’issue de la réunion, force est de constater que malgré l’affirmation d’une grande volonté de transparence de la part de la Direction Générale de la Santé et sécurité alimentaire, la méfiance demeure. Les pressions de pays extérieurs à l’UE et entreprises multinationales du secteur de la chimie sont nombreuses pour empêcher l’UE d’adopter une définition et des mesures exigeantes, et mettent en péril le système démocratique de l’UE. Pourtant, au dire des nombreux scientifiques spécialisés sur les PE, le dossier requiert une action urgente, à la mesure de ses enjeux sanitaires, sociaux, environnementaux et économiques.

La DG Santé veut de la transparence… les citoyens aussi !
Dans son discours introductif, le Commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire Vytenis Andriukaitis affirme que la transparence est le maître-mot pour arriver à faire un choix approprié en matière de définition des perturbateurs endocriniens. Il souhaite également éviter la « théorie du complot » - visant très certainement les dénonciations justifiées concernant les manœuvres de lobbies à l’origine du retard de presque 2 ans pris par le dossier (dénoncées notamment par la journaliste Stéphane Horel et le Corporate Europe Observatory). Enfin, le Commissaire se réjouit de voir l’UE devenir un pionnier de la réglementation des PE : mais pour se réjouir, encore faudrait-il des éléments tangibles. Est-ce bien le cas ?

Scientifiques, parlementaires européens et ONG rappellent la gravité des conséquences sur les plans sanitaires et environnementaux…
Parmi les chercheurs qui se sont exprimés, R. Thomas Zeller, PhD, représentant l’Endocrine Society (Etats-Unis) : Dans un communiqué publié à l’issue de la Conférence, l’Endocrine Society rappelle, comme elle l’a déjà fait en 2009 – le temps passe – que les PE « agissent d’une manière unique, que les processus actuels d’identification des substances potentiellement dangereuses pour l’environnement en Europe et aux Etats-Unis ne prennent pas en compte ». Au cas où le message ne passerait pas, elle enfonce le clou, rappelant que « les hormones contrôlent des éléments de développement irréversibles lorsqu’on les perturbe. ». Alexandra Caterbow, coordinatrice produits chimiques pour WECF a quant à elle rappelé les impacts des PE sur la santé des femmes, notamment en matière de santé reproductive, tandis que Genon K. Jensen, présidente de l’ONG HEAL s’est exprimée également sur les coûts économiques et sanitaires des PE.
Michèle Rivasi, députée européenne très active sur le sujet, qui a modéré une table-ronde a interpellé la Commission en demandant une prise de décision rapide sur le dossier PE, estimant que « dans le cas contraire, une décision tardive pourrait être contestée devant l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). »

…tandis que d’autres veulent sauver le « commerce » au mépris du « danger »
Et oui, la vieille opposition entre liberté du commerce et protection de la santé et l’environnement est un serpent de mer. Sur le dossier des PE, il est là pour durer. Aux dires de participants, des représentants du Canada ou de l’Argentine ont par exemple visé explicitement les mesures que pourrait prendre l’UE pour protéger la santé de ses citoyens comme étant a priori contraire au règles de l’OMC. Démocratiquement, la santé des populations de l’UE, que la Commission et les Etats membres sont sensés défendre – y compris contre des attaques venues de l’extérieur qu’il s’agisse d’Etats, d’entités économiques, etc. – doit passer avant les considérations de droit du commerce. Des acteurs extérieurs ne doivent pas décider de la santé des Européens. Ce dossier de santé publique est au moins aussi fort que l’adoption du réglement REACH il y a un peu plus de 10 ans. Les citoyens attendent justement de la Commission un choix qui les protège : ainsi, l’approche du « danger » recommandée par rapport à celle du « risque », et déjà ancrée dans les règlementations européennes (comme le règlement CLP), doit être maintenue pour les perturbateurs endocriniens.

Contact presse :
Elisabeth Ruffinengo, responsable plaidoyer, WECF France
elisabeth.ruffinengo@wecf.eu / + 33 450 834 813 / 00 33 6 74 77 77 00

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