Cancer du sein : 17 substances sur la sellette selon le Silent Spring Institute
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Cancer du sein : 17 substances sur la sellette selon le Silent Spring Institute
16.05.2014
Cancer du sein : 17 substances sur la sellette selon le Silent Spring Institute

Le 12 mai est parue une étude menée par le Silent Spring Institute et publiée par le journal Environmental Health Perspectives (l’une des revues des Instituts Nationaux de la Santé), qui identifie 17 substances et produits chimiques toxiques à cibler pour la prévention du cancer du sein. Cette étude donne ainsi des pistes réduire l’exposition des femmes à ces produits et également des informations sur les tests à mener pour détecter ces substances dans l’organisme.

Les cancérogènes pour les animaux sont bien souvent cancérogènes pour l’être humain
Il nous arrive parfois d’entendre que nous humains ne sommes pas des animaux, certes, mais comme l’a souligné lors d’une conférence le Dr Annie J. Sasco, épidémiologiste du cancer, "Nous ne sommes peut-être pas des souris, mais face aux cancérogènes, nous réagissons comme elles" (avril 2012, table-ronde de WECF sur les perturbateurs endocriniens, Assemblée nationale). C’est en substance ce que dit l’étude, et ce que confirme le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer, OMS) : "Il est biologiquement plausible que des agents pour lesquels il existe des preuves suffisantes de cancérogénicité dans des études expérimentales sur les animaux représentent également un danger cancérogène pour les humains". Le CIRC démontre en fait que tout cancérogène pour l’humain qui a té testé de manière approfondi l’est aussi pour l’animal.

17 types de produits chimiques identifiés : du concret pour la prévention du cancer du sein
Comme l’explique Ruthann Rudel, Directrice de recherche au Silent Spring Institute : "L’étude propose une feuille de route pour la prévention du cancer du sein en identifiant des produits chimiques prioritaires auxquels les femmes ont exposées couramment et montre comment mesurer les expositions." Les substances utilisées dans l’essence, le diesel, les gaz d’échappement, les retardateurs de flammes, les textiles anti-taches, les produits de nettoyage des peintures et des produits de dégradation contenus dans l’eau potable : 1,3-butadiene, acrylamide, certaines amines aromatiques, benzène, solvants organiques halogénés, oxyde d’éthylène et de propylène, PFOA, HAP, perturbateurs endocriniens, styrène comptent parmi la liste de produits identifiés.

Une première : recommander des méthodes de tests pour mesurer les cancérogènes possibles chez les femmes
Cette étude et ses propositions de méthodes de tests arrivent à point nommé puisque Les Instituts Nationaux de la Santé (USA) vont incorporer ses recommandations dans les tests qu’ils s’apprêtent à réaliser sur près de 50 000 femmes dans une étude menée sur des sœurs pour évaluer les causes de cancer du sein. Dale Sandler, Chef du département d’épidémiologie du NIEHS (Institut National des Sciences de Santé Environnementale) estime que "Cette étude est une analyse minutieuse des données toxicologiques et biomarqueurs pertinents pour le cancer du sein chez l’humain."

Comme le rappelle Julia Brody, Directice Exécutive du Silent Spring Institute : "Réduire les expositions chimiques pourrait sauver de nombreuses vies". Kristi Marsh, atteinte d’un cancer du sein à l’âge de 35 ans, mais sans antécédent familial de la maladie, ne fait que conforter cette analyse : "Il est impératif que l’industrie et le gouvernement réduisent l’exposition aux substances chimiques les plus dangereuses. Entretemps, les femmes peuvent entreprendre de petits changements, mieux choisir pour réduire leurs expositions et devenir des avocats de leur propre corps.". WECF France se réjouit de la parution de cette étude qui apporte du concret sur la prévention du cancer du sein. Nous espérons vivement que le Silent Spring Institute pourra apporter son témoignage lors du colloque que nous organiserons en octobre prochain sur ce sujet.

Source : communiqué de presse, 12 mai 2014, Silent Spring Institute
Consulter l’étude sur le site de Environmental Health Perspectives

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